HISTOIRE DU CHEVAL DE MÉRENS

« Nous ne sommes jamais allé au bout du monde, mais je reste persuadée que les chevaux de Mérens en connaissent la direction. » Anne Breman (préface de Mérens prince noir d’Ariège).

Le Mérens, une très vieille race ariégioise

Ce cheval est une relique de la préhistoire. Il a planté ses racines dans les Pyrénées Ariégeoise.

Ce sont les montagnes, leur rudesse et leur hostilité qui l’on façonné, sculpté. Grâce aux difficultés d’accès, elles ont aussi permis de préserver le Mérens du brassage génétique.

Son environnement montagnard l’a rendu volontaire et généreux à l’effort.

Le cheval de Mérens un vrai montagnard

Dans des grottes d’Ariège, des peintures rupestres représentent des chevaux aux modèles trapu et aux fanons bien fournis.

En 45 les wisigoths s’installent dans les contreforts Pyrénéen avec leur cavalerie. Ces chevaux, selon les textes de l’époque, se caractérisent par leur petite taille, la longueur de leurs poils et leur extrême résistance à l’effort.

Le Mérens a la côte du 16 ème au 17 ème …

A partir de 1525 des notables importent des chevaux provenant du Maghreb, Navarin, Gascon, ou Espagnol.

Ainsi en Languedoc et au pied des Pyrénées, un brassage génétique affecta les races chevalines du midi, prenant fin en 1661.

Le patrimoine génétique du Mérens n’a pas été altéré

Pour la jumenterie des hautes vallées il a été impossible de croiser les races. La montagne n’étant pas quadrillée de station de monte, les éleveurs n’ont utilisé que leurs propres étalons.

Une enquête des administrations des haras, révèle « qu’on envoie les juments et leurs suites sur la montagne dans le mois de Mai jusqu’à Toussaint. Il s’y trouve des poulains de 2 à 3 ans qui saillissent les juments qui n’ont pas retenue ou qui n’ont pas été présentées ». Ainsi la réglementation d’ancien régime n’a pas entamé l’isolat génétique dans lequel le cheval de Mérens c’est façonné au travers des siècles.

« Les sujets que la race chevaline de Mérens présente n’ont pas encore été altéré par les croisements irrationnels avec le Pur-Sang Anglais».

L’élevage frontalier se renouvelait en vase clos à l’abri des injections de sang étranger qui métissait le troupeau du bas pays.

Au siècle suivant, une station de monte s’installe sur la commune de Mérens. En effet, les petits chevaux noirs de la vallée avaient été remarqué.

« L’arrondissement de Foix… pourrait reconquérir l’ancienne réputation de produire des petits chevaux infatigables. La commune de Mérens peut dans un temps assez court fournir des chevaux de cavalerie légère qui seront très estimés ».

Une sélection de qualité du Mérens impulsée par Gabriel Lamarque

Le début du 20 -ème siècle,  vit apparaître des actions en faveur de la sélection et de la conservation des races locales.

Gabriel Lamarque, alors président de la société d’agriculture de l’Ariège, écrivait à propos du Mérens,

« Des serviteurs de premier ordre, sobre, actif, endurant, insensible aux intempéries et d’une santé de fer ».

Celui-ci créa en 1908 à Ax les thermes un concours visant à sélectionner les meilleurs sujets.

Le pari qu’un produit génétiquement homogène se vendrait mieux que du tout-venant issu de croisements incontrôlés, est tenu.

En 1926, une jument Mérens valait approximativement le prix d’une paire de vache du même âge.

Pour consolider le système de sélection, le 27 Mars 1947, un arrêté du préfet de l’Ariège ouvrait un livre généalogique dont la tenue était confiée au « Syndicat Hippique d’Élevage de la Race chevaline Pyrénéenne Ariégeoise, dites de Mérens » (SHERPA Mérens). Sous le contrôle de l’administration des haras.

Seulement l’exode rurale et la mécanisation agricole s’intensifient. En 1964, seules 20 naissances et 10 inscriptions au stud book sont enregistrées.

De nouveaux horizons pour le Mérens

L’émergence de la contre-culture trouve dans le Mérens, le compagnon idéal d’un retour aux sources et d’une opposition à une industrialisation massive. C’est à cette période qu’il conquit les Alpes ou un fort engouement l’attends.

En parallèle, l’équitation de loisir se popularise, principalement par la randonnée équestre. Le cheval de Mérens grâce à ses aptitudes montagnardes innées, ravit de nombreux amateurs. Il est aussi valorisé dans différents sports équestre et en traction animale.

Ainsi, grâce à une évolution des mœurs et à l’implication de nombreux acteurs au sein de la race notamment par sa promotion et sa médiatisation, le Mérens passe du stade de race en « voie d’extinction » à un gain de popularité sans commune mesure en quelques dizaine d’années.

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